Ce n'est pas une fatalité


- - - - - - - - - - - - - - - - - - - Ce n'est pas une fatalité irrémédiable - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Comment j'ai "vaincu" la maladie - - - - - - - - - - - - - - - - - - -



Avec un bon protocole de soin, un suivi, beaucoup de temps, une rééducation physique assidue et une volonté de s'en sortir, oui, le retour à la vie normale est possible !


Dans les articles vous pourrez lire mon expérience, mes impressions ; dans la page "Mon parcours" vous y retrouverez, entre autres, le suivi journalier du programme de rééducation physique, et enfin dans "Info pratiques" vous trouverez quelques démarches utiles et / ou nécessaires pour la reconnaissance de votre situation, de votre maladie et de vos droits.



samedi 29 septembre 2012

Aides psychologiques aux fibromyalgiques

Aide Psychologique aux Fibromyalgiques
par le Docteur VALLÉE ~ Psychiatre - Psychothérapeute ~ Nantes (44)


Tout d’abord, signaler que le travail avec les douloureux est interdisciplinaire et s’effectue en réseau. Réseau formalisé, tel le réseau ville-hôpital autour des consultations de la douleur, ou moins formalisé tel les associations de malades qui joue un rôle important.

« Si tu veux vaincre ton ennemi, mets en place une situation opportune qui fera que la victoire sera comme l’eau qui coule »

La personne présentant des douleurs de type fibromyalgique est envahie, voire anéantie, par cette douleur. Lui proposer une technique sensée remédier à ses maux lui paraîtra incroyable, voire carrément insultant et elle aura raison.

Auparavant, le psychiatre préférera aider cette personne à restaurer sa capacité à s’opposer à la douleur.

Grâce à des techniques tirées du champ des psychothérapies brèves solutionnistes, le médecin négocie avec ces personnes un objectif personnel. Par exemple, s’il va de soi qu’elle espère faire diminuer sa douleur, il apparaît tout à fait essentiel d’apprendre qu’en fait son objectif est de pouvoir rester détendue assez de temps pour pouvoir prendre sur ses genoux son petit fils qu’il lui est actuellement impossible de soulever.


Quelquefois la douleur, par son intensité, est devenue traumatisante et amène le patient à éprouver la crainte des nouvelles crises avec un vécu de détresse et d’impuissance, ce qui amène le psychiatre à utiliser des techniques de désensibilisation telles l’E.M.D.R., très utilisée en victimologie.

A partir de là, avec des techniques d’anticipation du futur, le patient peut gravir les marches de cette reconquête de lui-même à l’aide de ses propres ressources. Il fait la découverte que, maintenant, il peut tenir la douleur à distance sans plus se laisser envahir.

Cette nouvelle capacité amène à une phase très cognitive du traitement. Jusque là, le patient pensait qu’il fallait faire des efforts pour retrouver son état d’avant. Maintenant, il peut comprendre que, pour moins souffrir, il lui faut s’adapter : pour lui-même en gérant ses capacités avec précaution et anticipation, mais aussi pour les autres, souvent accusés de ne pas le comprendre, alors qu’il suffit d’apprendre comment communiquerà propos de cette maladie pour les transformer en alliés généreux.

 
Une fois toutes ces étapes franchies, la thérapie peut intégrer l’hypnose, essentiellement dans ce cas sous la forme de l’autohypnose, contrôler au fur et à mesure des besoins telle ou telle composante gênante de la douleur.

 


L’hypnose n’est pas un sommeil, c’est une forme d’extrême vigilance à soi-même qui permet aux personnes de mieux utiliser leurs ressources et principalement celle de la puissance de l’imagination sur le corps.

« Si vous voulez vous améliorer, commencez d’abord par renoncer à guérir »
Docteur Alain Vallée, Nantes le 8 01 2002
Toute reproduction totale ou partielle est interdite sans l’accord de l’auteur, le Docteur Alain VALLÉE.
Organisme éditeur, autorisé par l’auteur : A.M.D.C.F. 44 – 16 rue Hermann GEIGER – 44300 – NANTES

mardi 25 septembre 2012

La douleur .... comment ça marche !

La Douleur (A.M.D.C.F. 44 ~ 07 juin 2001 - mise à jour 13 octobre 2003)




L’IASP (International Association for the Study of Pain) définit la douleur comme étant :

"une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans des termes évoquant une telle lésion."


I -Eléments intervenant dans le ressenti douloureux :

- Culturels : notre éducation détermine notre comportement face à la douleur et notre degré d’acceptation de cette douleur.

- Médicaux : origine de la douleur (variable selon la pathologie causale) ; efficacité des traitements sur la cause (prise en charge de la pathologie causale ou de la cause de l’apparition de cette douleur) ; efficacité des antalgiques sur la douleur elle même.

- Familiaux : la façon dont les proches perçoivent la douleur du malade agit sur la prise en charge de la douleur par le malade.

- Sociaux : selon que la douleur permet le maintien ou non d’une vie professionnelle et sociale. Cet isolement peut être contraint ou inconscient ou volontaire.


II -Caractéristiques de la douleur :


Aiguë, elle est :Chronique, elle est :
- Signal d’alarme- Inutile
- Physique- Physique
- Utile- Destructrice
- Transitoire- Plurifactorielle
- Unifactorielle- Avec des conséquences psychologiques
- Socialement inacceptée
 

 
 La douleur transite dans différentes structures du cerveau, elle crée alors des émotions. Ces émotions peuvent être plus difficiles à gérer que la douleur elle-même.

La douleur est donc l’expression symptomatique d’un ressenti où se mêlent des données somatiques, psychologiques et environnementales.

Lorsque la douleur devient chronique elle va s’installer hors du patient imposant une réorganisation de son environnement relationnel. Les relations familiales, professionnelles, sociales et amicales vont être investies différemment par le malade. A savoir que ces relations vont être à nouveau modifiées lors du soulagement de la douleur.


III -Intensité de la douleur :

Evaluation de l’intensité :

Verbale , quatre termes principaux :

- absente

- modérée

- intense

- intolérable

Les échelles :

- visuelle : observation du malade

- analogique : par comparaison avec d’autres causes de douleur mieux connues

- numérique : par une échelle graduée de 1 à 10

L’évaluation est complexe, elle est liée au caractère du malade avec des composantes anxieuses ou dépressives dont il faut toujours tenir compte.

Sur le plan strictement physiologique la douleur chronique constitue un stress épuisant qui, à lui seul, peut entraîner un état dépressif.

L’intensité compte moins que le caractère harcelant de la douleur. C’est le cas dans les maladies douloureuses chroniques (polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, lombalgie...) où le moindre mouvement peut engendrer un stress douloureux. Il n’y a pas de relation entre l’intensité et l’état de dépression, il n’y a pas de lien clair entre la douleur et dépression.


IV -Agir contre la douleur :

La prise en charge du malade douloureux doit se faire sur un mode global.

Tout d’abord : une bonne information du malade sur la ou les causes de sa douleur et sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre cette douleur. Ces moyens doivent être acceptés par le malade.

C’est la mise en place de réseau de prise en charge pluridisciplinaire avec la pratique d’activités variées et toujours adaptées.

Définir les objectifs :

- La prise en charge du malade douloureux ne veut pas dire la disparition de la douleur. C’est un équilibre qu’il faut trouver.

- Améliorer la fonction et la qualité de vie.

- Poursuivre des activités sociales et/ou professionnelles dans la mesure du possible.

- Aplanir les contentieux (avec la sécurité sociale, professionnels…)

- Ne pas se polariser sur la seule amélioration de la douleur et en accepter les fluctuations.

Cela impose une approche pluridisciplinaire avec la clarification des objectifs en fonction des possibilités d’améliorations immédiates ou plus tardives.

Bien savoir que la technique peut aider, c’est un support à cette prise en charge mais cela ne signifie pas guérison.

Importance du dépistage précoce et mise en place des moyens pour lutter contre la douleur :

- Une rapide prise en charge du malade évite d’accumuler du stress, des mauvaises habitudes comportementales, de se laisser dépasser par les émotions et confondre la douleur vraie avec la douleur ressentie. C’est à ce niveau que certaines personnes « fabriquent » de la douleur croyant être mieux comprises. C’est souvent l’inverse qui se produit, l’irréalisme des propos devenant évident.

- L’information du malade : toutes bonnes informations sur la douleur, les traitements, les différentes prises en charge adaptées et les possibles résultats sont bénéfiques.

- L’intervention des associations en vue de l’information de leurs adhérents (documentations validées par les algologues, réunions d’information, rencontres et débats avec les médecins spécialistes), dans la pratique d’activités adaptées (sophrologie, gymnastique sensorielle, piscine, marche,...), pour l’écoute (accompagnement psychologique) et les soutiens qu’elles peuvent apporter (gestion des dossiers socioprofessionnels, médico-légaux…).

- Un bon suivi qui balance entre efficacité et risque. Rester en relation avec son médecin pour discuter des avancées et des conséquences des traitements, médicamenteux ou non. Rien n’étant parfait, surtout en ce domaine, il faut parfois tâtonner pour trouver et accepter ce qui nous correspond le mieux.


V -Traitements :

A : Traitements médicamenteux :

- Dés que possible

- Avant d’avoir (trop) mal ; si possible anticiper les crises.

- A sa dose ; ne pas moduler la prescription.

- Adaptés à l’intensité de la douleur. Le produit qui correspond, à la dose efficace ou adaptée.

L’utilisation des médicaments doit être judicieuse ainsi que les techniques disponibles (familles de molécules, associations de différents produits, voies d’administration).

Les analgésiques périphériques de niveau I :

aspirine, paracétamol, AINS (Anti Inflammatoire Non Stéroïdien)

Les antalgiques de niveau II :

opiacés faibles ; le plus connu est la codéine associée au paracétamol.

Les antalgiques de niveau III :

opiacés forts, dont fait partie la morphine.

Certaines douleurs ne répondent pas aux antalgiques, quel que soit leur niveau I, II ou III.

On peut avoir recours à :

Certains antidépresseurs (amitriptyline, clomipramine, paroxétine…). Ils mettent, lorsqu’ils ont une efficacité antalgique, une à trois semaines à se manifester.

Des antagonistes de la substance P.

Des antiépileptiques qui ont une action sur les douleurs neurogènes.


La prise en charge des composantes psychologique, émotionnelle, affective et comportementale de la douleur commence par une écoute attentive : pouvoir parler de sa douleur, se sentir reconnu peut déjà être un soulagement.


B : Traitements non médicamenteux :

- Rééducation fonctionnelle

- Entretien musculaire

- Etirements doux pour limiter les raideurs

- Massages en recherche d’échauffement musculaire

- Relaxation

- Sophrologie

- Hypnose

- Acupuncture

- Marche modérée, vélo à allure modérée (ou vélo d’appartement)

- Exercices adaptés en eau chaude (30 – 32° C)

- Eviter l’inactivité prolongée

Ces projets de soins se font dans le cadre d’une structure hiérarchisée, ne pas tout faire en même temps, essayer une technique, puis une autre…


C : Participent également à une atténuation du ressenti douloureux :

* Faire autrement, doser son effort :

Ergonomie : recherche du geste juste mettant en œuvre une posture adéquate ; adaptation matérielle de son environnement familial et/ou professionnel ; utilisation d’outils conçus pour limiter les efforts

Soutien de son entourage familial et/ou professionnel : ne pas avoir honte de demander ponctuellement de l’aide, plutôt que d’attendre un soutien improbable puisque non sollicité

* Organiser sa vie, rechercher des dérivatifs :

S’occuper l’esprit autant que possible : les activités à caractère culturel ou autre (lecture, musique, peinture, jeux de société, jardinage ou bricolage modérés, participation à un club, une association, …) permettent de se libérer pour un temps du ressenti douloureux, à condition de savoir s’arrêter avant que la douleur et/ou la fatigue ne se manifestent.

* soulager le siège des émotions :

Eviter autant que possible toute situation de stress (bruit, foule, conflits « mineurs », isolement, …)
Faire appel à la parole
Savoir s’octroyer des moments de repos, de détente.


Ces projets de soins sont pluridisciplinaires et doivent tenir compte des dimensions psychologiques de la douleur. Dans le cas de douleurs chroniques persistantes et non améliorées, la prise en charge psychologique est indispensable et simultanée aux techniques physiques.

Auteur « AMDCF 44 » / Mise à jour pour les conférences de La Chapelle-sur-Erdre (44)
des 13 et 14 octobre 2004 animées par les Docteurs Plothéguer et Hénoux et l’AMDCF 44

vendredi 21 septembre 2012

Fibromyalgie ou syndrôme de déficience magnétique ...

Au Japon, "fibromyalgie" se dit littéralement «syndrôme de déficience du champ magnétique terrestre».

mercredi 19 septembre 2012

Prudence est mère de sureté

Je ne vais pas aller faire la rentrée des classes de mes filles à Limoges. Traverser la moitié de la France au volant, je ne le sens pas ! J'ai perçu la poussée actuelle en enchaînant les ronds points successifs en arrivant en ville il y a quinze jours.

Y aller en compagnie de mes filles (qui ne conduisent pas), passe encore car elles veillent sur moi, pendant que je conduis, mais je dois revenir seul, et la, c'est plus délicat (endormissement).

lundi 17 septembre 2012

Fibromyalgie ... composante neuropathique de la douleur ...


Douleurs neuropathiques. Applicables à la fibromyalgie.


46ème SEMAINE de RHUMATOLOGIE
 INTERVENTION DE BARON D.(2), MIMASSI N (1,2), MARCHAND F (1,2), LE GOFF P(3)
¹ Consultation douleurs chroniques rebelles CHU Brest (29), ² CRRF Trestel, CH Lannion (22), 
3 Brest.
Introduction


Après avoir donné la séméiologie des douleurs neuropathiques, nous expliquerons, à partir de l’exemple de la sciatique traînante, l’évolution des douleurs vers une douleur neuropathique ainsi que les moyens hérapeutiques pour s’y opposer. L’état de fibromyalgie sera ensuite abordé.

Cette pathologie reste controversée car ses mécanismes physiopathologiques sont méconnus. Les patients présentent une constellation de signes et de symptômes : différentes portes d’entrée, type de personnalité particulier, polyalgies diffuses, fatigue, dystonie neurovégétative, troubles du sommeil, douleurs temporo-mandibulaires (ATM), cervicalgies et céphalées de tension… Depuis 5 ans, nos observations cliniques, nos évaluations répétées sur le questionnaire de Saint Antoine, nous ont permis de bien cibler les douleurs neuropathiques.
Pour confirmer ces dernières, un questionnaire DN4 (validé pour douleurs neuropathiques) a été complété par 385 patients (359 femmes et 26 hommes) suivis dans les consultations depuis en moyenne 3 ans, âgés en moyenne de 42.6 ans. A côté des douleurs musculaires localisées et diffuses, sont notées des douleurs répondant séméiologiquement à des douleurs neuropathiques avec engourdissement dans 85.19% des cas,
brûlures 80.78%, fourmillements 76.62%, décharges électriques 62.35%, picotements 65.19%, froid 52.21% et démangeaisons 47.53%.
Ces signes sont très spécifiques de l’existence de douleurs neuropathiques.
Jusqu’à présent, pour retenir la composante neuropathique d’une douleur, il faut avoir soit une affection neurologique démontrée, soit un dysfonctionnement du système nerveux. En dehors de syndromes du canal
carpien, fréquents cliniquement et électriquement, aucune atteinte du système nerveux périphérique ou central n’est mise en évidence dans la FM.
Il existe pourtant, dans les douleurs chroniques, y compris dans la FM, un dysfonctionnement du système nerveux central, des IRM fonctionnelles ayant mis en évidence des lésions bilatérales pour des stimuli peu
importants, mettant à mal notre compréhension des circuits neuronaux centraux dans les douleurs chroniques. On se trouve probablement devant une "boucle de la douleur" avec sensibilisation à celle-ci du fait de la
pérennisation.


Conclusion

Nous pensons, comme d’autres, que les douleurs neuropathiques, qui ne résument pas à elles seules les douleurs rencontrées dans la FM, pourraient être en relation avec un dysfonctionnement central des contrôles de la douleur, d’autant qu’au plan thérapeutique, les traitements habituels de ce type de douleurs sont  efficaces.

dimanche 16 septembre 2012

Le suivi médical de ma fibromyalgie !

Mon dernier rendez-vous de suivi à l'hôtel Dieu à Paris avec le Professeur P. remonte à novembre 2012. Je devais prendre un rendrez vous de suivi semestriel pour mai 2012, j'avais le temps ... et le temps est passé ... 
 
 Bon, ce n'est pas grave, car désormais, le rendez-vous se passe très vite : bilan de la période écoulée, où j'en suis dans mon traitement, notamment dans la baisse du dosage, mes activités physiques, sportives, professionnelles ... confirmation que tout se déroule normalement et que l'on peut tenter de baisser la prise de médicaments, sachant que ce n'est pas une fin en soi. L'essentiel c'est d'avoir retrouvé un certain confort de vie.
 
Hier j'ai pris rendez-vous, la date est le 10 décembre ! Pas de date de disponible avant ! Bon ce n'est pas grave, je vais bien. je suis passé plus vite que prévu au suivi annuel.
 
Juste une toute petite poussée, plus gênante que douloureuse, mais j'ai tout de même du reprendre les béquilles pendant deux semaines, et je ne me suis pas arrêté de travailler. Le changement de saison y est probablement pour quelque chose. Niveau de douleur : je dirai 2/10 au grand maximum, mais les crampes sont en embuscades, et le sommeil n'est pas réparateur. Je peux dormir presque 24 heurs d'affilée et être toujours autant fatigué.
 
Mercredi, j'ai rendez-vous avec mon médecin traitant. Je ne l'ai pas vue depuis début juin. C'est mon médecin traitant qui me renouvelle le traitement entre les visites à Paris. Je verrai avec elle pour la poussée et pour l'enrayer totalement !
 
 

samedi 1 septembre 2012

Fibromyalgie et médecine chinoise ...

La médecine chinoise veille au confort des fibromyalgiques

Source : Article de Par BERNADETTE DELUZ publié dans la Tribune de Genève le 22.11.2008
Acupuncture et phytothérapie soulagent notablement les patients, affirme le docteur Fumagalli.

Mal partout, mal tout le temps! On sait ce que la fibromyalgie n’est pas, mais très mal ce qu’elle est, sauf qu’elle est reconnue comme maladie par l’OMS depuis 1992.
Ses symptômes: douleurs diffuses dans tout le corps, fatigue intense couplée à des insomnies, maux de tête récurrents, anxiété, troubles digestifs et circulatoires, dépression… notamment. La fibromyalgie, qui atteint surtout les femmes, est diagnostiquée – seulement lorsque la possibilité d’autres maladies est éliminée – quand une douleur est ressentie à la pression (4 kg) d’au moins onze de dix-huit points sensibles (voir graphique).
On la combat, sans jamais la vaincre, à coups d’antiépileptiques, d’antidépresseurs, de relaxants musculaires, d’anti-inflammatoires… L’aquagym soulage, ainsi que les massages.


Meilleure qualité de vie
«Elle ne remplace pas la médecine allopathique, mais la médecine traditionnelle chinoise (MTC) est un excellent complément thérapeutique, constate Massimo Fumagalli, qui cumule les diplômes de médecin suisse et chinois. La MTC permet dans la plupart des cas de diminuer la douleur et d’offrir une meilleure qualité de vie, tout en ne provoquant que très peu d’effets secondaires.»
Selon la MTC, la fibromyalgie appartient à un groupe de maladies nommées syndromes Bi, ce qui, en chinois, signifie «blocages»; blocages de la circulation des énergies dans diverses parties du corps. Le syndrome Bi est influencé par des facteurs extérieurs tels que l’humidité, le froid et le vent qui ralentissent fortement la circulation du sang et de l’énergie.
La fatigue, les problèmes digestifs, le manque de concentration et les symptômes neurovégétatifs faisant partie de la fibromyalgie sont considérés par la MTC comme un manque d’énergie ou de Qi.
En médecine traditionnelle chinoise, le traitement de la fibromyalgie est de longue durée. Il a deux options thérapeutiques principales.

L’acupuncture. Les aiguilles sont insérées dans des points stratégiques du corps. Manipulées avec délicatesse, elles provoquent une sensation de pression, pas de piqûre. Ce traitement améliore la circulation des énergies, réduit les blocages et donc diminue la douleur.
Plusieurs techniques peuvent améliorer l’efficacité de l’acupuncture, notamment l’électrostimulation des aiguilles et la moxibustion. Celle-ci consiste à appliquer, sur les aiguilles ou au-dessus des points d’acupuncture, de la chaleur dégagée, en brûlant, par bâtonnets d’armoise séchée.

La phytothérapie. Le praticien prescrit des décoctions à base d’herbes choisies en fonction de chaque patient. Ce traitement renforce l’effet thérapeutique de l’acupuncture.
«En général, une dizaine de séances de MTC suffisent pour réduire notablement les douleurs et les symptômes généraux. Mais, plus la maladie est ancienne, plus le traitement est long. Ensuite, un soin mensuel suffit normalement à maintenir l’amélioration obtenue», se réjouit M.Fumagalli.

vendredi 31 août 2012

S'occuper de soi ... et maintenir la fibromyalgie au fond de son antre

Voilà quelques temps que les douleurs légères, insignifiantes se manifestent. Difficile de les coter ! 0 ou 1 ou 2/10 mais pas plus. Difficile à dire car elles n'avaient totalement abandonnées, et au regard de la violences des douleurs que j'ai du subir il y a deux ans (10/10) elles sont insignifiantes.
 
Je suis aussi négligent, et un peu casse cou ! Négligent car je n'ai toujours pas pris le rendez-vous que je devais avoir en mai 2012 à l'hôtel Dieu à Paris avec le Professeur qui me suit et qui m'a remis sur la voie de la vie "normale".
 
Le côté chronique de la pathologie, je l'ai oublié avec le temps ...
 
Le médecin des idées noires, elle aussi, je ne l'ai pas revue depuis plus de six mois ... arrêt brutal en oubliant les rendez-vous ...
 
Hier, j'ai fait de la conduite, une soixantaine de kilomètres avec des ronds points, de la ville, et de la grande route. J'avais pris les béquilles au cas où ? Embrayer, débrayer, embrayer, débrayer ... s'en est trop pour ma jambe gauche.
 
Je vais utiliser les béquilles jusqu'à dimanche soir en espérant pouvoir m'en passer pour aller travailler lundi et mardi. Sinon cela va perturber plus la responsable du handicap de l'entreprise que moi, et il va falloir expliquer, rassurer, encore et encore en espérant que cela n'oblige pas à une nouvelle visite chez à la médecine du travail. De plus l'avenant à mon contrat de travail arrive à échéance le 04 septembre 2012.
 
C'est décidé, je vais reprendre les rendez vous oubliés, d'abord celui de Paris, car mon médecin traitant me l'a rappelé et a précisé que pour renouveler l'ordonnance faite par le Professeur P... il fallait que je le rencontre de temps en temps. Sur ce point elle a raison ! Je n'ai pas vu le Professeur P... depuis bientôt une année !
 
C'est décidé , je vais m'occuper de moi, au dela de m'occuper de moi en me trouvant des activités plaisantes à faire. A force de tirer sur la corde, on atteint ses limites ... et cette fois je crois que je les ai atteintes mes limites physiques ... il est temps de faire une pause pour pouvoir repartir sur un bon pied et continuer à tenir la pathologie en respect, la maintenir au fond de son antre.

mardi 28 août 2012

Fibromyalgie et Taï-Chi-Chuan


La pratique du tai-chi
Le saviez-vous ? Le tai–chi et fibromyalgie
Une heure de pratique deux fois par semaine pendant 12 semaines suffit pour améliorer durablement la fibromyalgie (maladie caractérisée par un état douloureux musculaire chronique) en considérant cette pratique comme étant une véritable thérapeutique complémentaire et utile. (The New England Journal of Medicine, 19/08/2010).

Pour en savoir plus consultez :
À vos marques, Prêts… Bougez ! Et sportifiez-vous ! La santé et le bien-être par l’activité physique,
par les Docteurs P. Bacquaert et F. Maton de l'IRBMS.
Références de l'article Auteur(s) : Dr Patrick Bacquaert Publié le :28.03.11 Lecture : Tout Public Brochures  Les Etirements.
La Fédération Française de Wushu, arts énergétiques et martiaux chinois.

Mieux connaître la pratique du Tai-chi

Dérivé des arts martiaux, le taï-chi est une discipline corporelle d’origine chinoise comportant un ensemble de mouvements continus et circulaires exécutés avec lenteur et précision dans un ordre préétabli. Les effets du tai-chi sur la santé
Le tai-chi, appelé aussi le tai-chi chuan, n’est pas un sport de compétition : il repose sur un ensemble d’exercices physiques doux et d'étirements.
Pour pratiquer le tai-chi, vous effectuez une série de postures ou des mouvements d'une façon lente et gracieuse. Chaque posture se jette dans l'autre, sans pause, veillant à ce que votre corps soit en mouvement constant. Il met aussi l’accent sur la maîtrise de la respiration.
Le tai-chi-chuan est un art martial chinois souvent pratiqué pour des raisons de santé et de longévité. Il valorise les mouvements lents afin de développer l'esprit et de concentrer l'énergie du corps. Le concept du tai-chi apparaît dans la philosophie taoïste chinoise où il représente la fusion ou la mère du Yin et du Yang, représenté par le symbole du Tai-Chi-Tu.
Une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement
  • Amélioration la souplesse articulaire.
  • Renforcement du système musculo-squelettique.
  • Coordination cardio respiratoire.
  • Maintien d’une bonne santé physique et mentale.
  • Réduction des risques de chute par l’amélioration l’équilibre et de la régulation posturale des personnes âgées.
  • Régulation de l’hypertension artérielle et réduire les risques de maladies cardiovasculaires par la limitation du stress.
  • Amélioration des capacités aérobies.
  • Réduction des douleurs de la fibromyalgie.
  • Protection contre les maladies du dos.
  • Amélioration de la fixation du calcium et lutte contre l’ostéoporose.
  • Diminution des tremblements et des troubles de la coordination dans les maladies neurologiques et de Parkinson.
Selon ses adeptes, grâce à son côté méditatif et à l’extrême précision des gestes, le tai-chi permettrait d’apaiser le mental et d’améliorer la concentration, la vivacité d’esprit et la mémoire. Il favoriserait aussi une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement et contribuerait à harmoniser le « Qi » (mobiliser l’énergie dans tout le corps).

Il existe une centaine de mouvements

Le tai-chi-chuan est le plus connu et le plus répandu des arts chinois. C'est un art fondé sur la pratique de mouvements fluides et souples, réalisés dans la lenteur.
Il existe une centaine de mouvements : parer, presser, pousser, tirer… ou “le serpent rampe”, “la grue blanche déploie ses ailes”...
Ces mouvements sont enchaînés harmonieusement dans des séquences plus ou moins longues, plus ou moins complexes. Ondulations, rotations, étirements : tous les mouvements partent du centre siège de l'énergie vitale. Le corps est constamment comme étiré vers le haut, la tête droite, la nuque étirée.
De l'extérieur, le tai-chi-chuan en impose par le calme qu'il dégage. D'ailleurs, cet art martial est souvent défini comme une “méditation en mouvement”, une “relaxation active”.
Il s'agit en effet d'atteindre un état de tranquillité intérieure tout en étant en mouvement. Par le jeu de transfert du poids du corps d'un pied sur l'autre, le tai-chi-chuan améliore également le sens de l'équilibre.

Le Taï-chi est bon pour la santé

D’une manière générale la pratique apporte souplesse, équilibre et calme C’est un bon remède contre les douleurs et la fibromyalgie.

De manière générale, il aide à mieux intégrer son schéma corporel et coordonner ses mouvements.

L'entraînement du tai-chi-chuan permet au pratiquant de mieux faire circuler l'énergie, de la mobiliser et de l'utiliser à son gré pour se détendre, se recentrer et se défendre.

Comment pratiquer ?

Ayant presque 500 ans d'histoire, le tai-chi-chuan possède selon les écoles et les styles, de multiples aspects :
  • la pratique de la forme en solo ou en groupe est fondamentale. Elle est la base de tout travail ultérieur et convient à la majorité des pratiquants par ses relations avec la relaxation, la santé et la méditation. C'est un combat contre un adversaire imaginaire.
  • la poussée des mains (tuishou) à deux est très ludique et enrichissante. Elle permet d'éprouver, de mieux comprendre et d'appliquer les mouvements de la forme dans leur aspect énergétique et martial, mais également de développer des qualités d'écoute du partenaire.
  • le maniement des armes : épée, sabre, éventail, bâton, perche… sont des prolongements du corps, des outils dont la maîtrise favorise la réalisation de soi.

vendredi 24 août 2012

Fibromyalgie et tabac !

le tabac est une épine irritative
Source : Publié le 26/02/2011 à 19:10 par fibromyalgie-ducloux  
TABAC ET FIBROMYALGIE
Je ne parlerai pas des effets du tabac que tout le monde connait : les cancers (poumon, vessie, bouche, gorge), les atteintes artérielles (artérite, infarctus), les atteintes pulmonaires (bronchite, emphysème). Ces effets ne sont pas spécifiques aux fibromyalgiques ;
Vous savez évidemment, (vous êtes bien placer pour le savoir) que la fibromyalgie se manifeste surtout par des douleurs musculaires, des céphalées, une fatigue et une fatigabilité musculaire.
Eh bien le tabac chez n’importe quel fumeur peut provoquer cela, c’est donc une épine irritative pour le fibromyalgique.
Par quels mécanismes ?
Les 2 composants les plus toxiques (plus exactement les plus étudiés) sont le CO et la NICOTINE.
En ce qui concerne la nicotine
La nicotine stimule le système sympathique avec pour conséquence une vasoconstriction périphérique, qui entraîne une moins grande oxygénation des tissus.
Elle majore ainsi les sécrétions de lactates et cet effet est potentialisé par la présence du CO.
Le seuil anaérobie est atteint plus rapidement
Ce désordre a une incidence sur la nature des fibres musculaires
Baisse des fibres de type 1 (métabolisme aérobie)
Majoration des fibres de type 2 (métabolisme anaérobie)
Ceci a pour conséquence
Une récupération plus longue chez le fumeur
Une fatigue musculaire d’apparition plus précoce
Une capacité d’endurance altérée
Des douleurs et des crampes dans les muscles plus fréquentes
La nicotine empêche également le bon renouvellement quotidien des cellules musculaires. Elle aggrave la sarcopénie, c'est-à-dire la perte musculaire liée à l'âge ou à un désordre neurologique.
En ce qui concerne le CO (monoxyde de Carbone)
Ilprovoque : maux de tête fatigue,mais surtout une somnolence accrue
Par quel mécanisme ? Eh bien en privant le cerveau d’oxygène.
La CO va coloniser les globules rouges et empêcher l'oxygénation d'être optimale. La carboxyhémoglobine peut atteindre un taux de 20 % chez le fumeur, en d’autres termes le fumeur s’ampute de 20% de son oxygénation ;
EN CE QUI CONCERNE LE TABAGISME PASSIF
Le fumeur passif inhale environ le quart de la fumée produite : 20 cigarettes fumées équivalent alors à la fumée de 5 cigarettes inhalées par l’entourage.
Relisez l’article sur la pièce « HUIS CLOS »
Un autre point qui concerne le fibromyalgique
La cigarette
  1. est un facteur de risque et de gravité pour l’ulcère gastroduodénal.
  2. est un facteur de résistance aux traitements actifs contre l’ulcère
  3. favorise la récidive des ulcères
  4. est responsable de la plupart des perforations d’ulcère.
POUR CONCLURE : le tabac est une épine irritative
DR GUY DUCLOUX

Source : Publié le 26/02/2011 à 19:10 par fibromyalgie-ducloux 

jeudi 23 août 2012

Les fibromyalgiques ne manquent pas d'humour !

Je n'utilise plus ma canne, mais je la prends toujours lorsque je sais que je vais faire une grosse journée, afin de ne pas être plus au dépourvu si la fatigue me surprend ou la douleur se réveille.
Je suis allé sur un marché médiéval, et j'ai acheté un porte épée que l'on attache à la ceinture. Un porte épée, simple, tout en cuir avec des sangles, dans lequel je peux glisser ma canne jusqu'à la poignée, qui permet d'avoir les deux mains libres.
 
 
Porter ainsi une canne, est certes surprenant, amusant, mais surtout permet de montrer que nous pouvons plaisanter sur nous même. A défaut d'avoir trouvé la canne du docteur House (celle avec des flammes qui montent), je porterai ma canne à la manière chevaleresque.
 
 
Cela fait la parfaite transition avec les bâtons de ski que je portais en bandoulière dans le dos, en début d'année 2011.

lundi 20 août 2012

La fibromyalgie au 19° siècle !

la fibromyalgie au 19° siècle

Publié le 05/03/2011 à 19:43 par fibromyalgie-ducloux
En 1769, William Cullen, médecin écossais invente le terme de névrose. Il désignait par ce terme toutes les maladies du système nerveux sans support organique (à l’époque on ne faisait que des autopsies, il fallait une lésion visible et palpable). Ce terme fut repris au début du 19° siècle par le français Pinel, aliéniste (Équivalent du psychiatre aujourd’hui).
Dans l’ensemble des névroses furent mises : l’épilepsie, la maladie de Parkinson, les chorées.
Il fallut attendre la fin du 19° siècle et le début du 20° siècle pour les sortir des névroses en raison des progrès de la science et de la mise en évidence de lésions.
La fibromyalgie faisait partie des névroses et elle fut baptisée de différentes façons :
·Jonhson parle de « syndrome d’usure » propre aux anglais surmenés
·Beard parle de « neurasthénie », cette fois –ci propre aux rythmes de vie des américains
·Freud lui va parler de « névrose actuelle »
Bref, beaucoup de théories fantaisistes données par des psychiatres.
Ceci va expliquer et explique encore les préjugés de beaucoup de médecins et de patients face à la fibromyalgie.
Actuellement, les névroses ont disparu de la classification des maladies, mais elles sont remplacées par d’autres termes. la fibromyalgie reste donc attachée à tort et de façon tenace aux névroses et à la psychiatrie.

jeudi 16 août 2012

Fibromyalgie et les 3èmes Journées de la Médecine Agréée en 2009




Les 3èmes Journées de la Médecine Agréée

Fibromyalgie et syndrome de fatigue chronique

recommandations utiles pour la rédaction et l’analyse des rapports soumis aux commissions de tutelle

Ces recommandations ont été rédigées à partir du travail d’un groupe de 16 experts qui ont travaillé selon la méthode Delphi (4 questionnaires successifs permettant aux experts, par une discussion autour des questions posées, un ajustement progressif des opinions). Questionnaires et synthèses des réponses étaient soumis à l’avis du Comité de pilotage.
Les propositions retenues sont celles qui ont obtenues un consensus de la part d’au moins 70 % des répondants.
Les réponses négatives (de façon consensuelle) n’ont été introduites que si elles présentaient un intérêt pratique pour l’expertise (par exemple, le rejet de l’imputabilité a bien sûr été mentionné, mais des examens jugés inutiles pour le diagnostic n’ont pas été consignés). D’autres éléments de réponses, pour lequel le consensus n’a pas été obtenu, n’ont également pas été introduits dans les recommandations, mais seront mentionnés par les animateurs dans les ateliers (pour une éventuelle discussion complémentaire).
Experts ayant participé à l’étude :
BECOUR Bertrand généraliste Ile de France
BOUTEILLER Gilbert rhumatologue Gers
BRUNGS Yves psychiatre Gironde
FEUILLETTE Hervé généraliste Loire Atlantique
GIBELLI Michel généraliste Moselle
HERRY Guy généraliste Loir-et-Cher
LEORIER Christian généraliste Drôme
LOSQUIN André généraliste Finistère
MAILLET Olivier généraliste Creuse
MARECHAL Claude médecine légale Charente
MARIEL Jean-François psychiatre Finistère
NOGIER Pierre généraliste Rhône
ROUVIERE Jean rhumatologue Bouches du Rhône
SAUVAGE Pierre généraliste Calvados
SOULLARD Régis généraliste Landes
SOULTANIAN Maurice généraliste Bouches du Rhône
Membres du comité de pilotage :
CEDOZ Marie-Eve rhumatologie
COCOZZA Roland médecine générale (commission de réforme du Rhône)
COZON Grégoire immunologie (Croix-Rousse)
DEPASSIO Jean rhumatologie
GONNAUD Pierre-Marie neurologie
GRUFFAZ Bernard médecine générale (comité médical du Rhône)
JENOUDET Louis-Pierre médecine Interne (CHS le Vinatier)
MYARD Hervé rhumatologie
PLOIN Dominique épidémiologie DIM
POUGET Élisabeth médecine du travail
ROUSSET Hugues médecine interne (CHLS)
VIGNAT Jean-Pierre psychiatrie (CHS St Jean de Dieu)
VALDELIEVRE Laurence spécialiste en réadaptation fonctionnelle
WOLF Pierre médecine statutaire
Organisation et rédaction :
SYSTCHENKO Bernadette
MANGON Olivier
Hospices Civils de Lyon - service de médecine statutaire
A- Recommandations sur le choix de l’expert par les instances chargées du dossier (Comité médical départemental, Commission de réforme, Comité médical supérieur, CNRACL),
Pour statuer sur un dossier de Fibromyalgie ou de Syndrome de Fatigue Chronique, au sein d’une instance départementale ou nationale (CMD, CDR, CMS, CNRACL), il est recommandé de disposer d’un avis généraliste, d’un avis rhumatologique et d’un avis psychiatrique.
B- Recommandations autour de la description de l’affection:
BA- Éléments à décrire dans le cadre d’une fibromyalgie :
- Les éléments qui permettent de reconnaître la Fibromyalgie et qui doivent être recherchés systématiquement sont les suivants :
  • douleurs diffuses
  • myalgies
  • arthralgies
  • anxiété
  • dépression
  • fatigabilité
  • points sensibles ostéotendineux
  • négativité de l’examen clinique (en particulier neurologique et rhumatologique)
  • il est également utile de rechercher une asthénie matinale (sommeil non réparateur)
- il est très important de rechercher les points douloureux (critères ACR 1990) au moment du diagnostic de fibromyalgie. La recherche de ces points n’est pas utile pour apprécier l’évolution de la maladie.
- une échelle d’appréciation de la douleur doit être utilisée pour suivre l’évolution de cette maladie.
- un bilan paraclinique minimal permettant d’éliminer une autre pathologie est indispensable avant de porter le diagnostic de fibromyalgie. Il doit comporter :
  • numération, formule, plaquettes
  • VS - CRP
  • natrémie, kaliémie
  • créatininémie
  • calcémie
  • CPK
  • ASAT - ALAT
  • TSH
BB- Éléments à décrire dans le cadre d’un syndrome de fatigue chronique (SFC) :
- Les éléments qui permettent de reconnaître le syndrome de fatigue chronique et qui doivent être recherchés systématiquement sont les suivants :
  • fatigabilité
  • dépression
  • asthénie matinale (sommeil non réparateur)
  • négativité de l’examen clinique (en particulier neurologique et rhumatologique)
- Il est également utile de rechercher :
  • céphalées migraineuses ou de tension
  • troubles de la vigilance diurne
  • arthralgies
  • myalgies
  • troubles de la mémoire et de la concentration
  • troubles du sommeil (ronflements, sommeil haché, mouvements périodiques des jambes)
- Un bilan paraclinique minimal permettant d’éliminer une autre pathologie est indispensable avant de porter le diagnostic de fatigue chronique, il doit comporter :
  • numération, formule, plaquettes
  • TSH
  • natrémie, kaliémie
  • glycémie
  • créatininémie
  • VS, CRP
  • calcémie
  • ASAT - ALAT
  • cortisolémie
BC- Éléments communs à décrire pour les fibromyalgies ou syndrome de fatigue chronique :
  • les soins sont nécessaires et doivent être précisés pour justifier un arrêt de travail
  • le caractère invalidant de l’affection doit être apprécié :
    • une grille d’évaluation est nécessaire pour cela
    • la grille ci-jointe est proposée comme modèle d’évaluation de l’affection.
  • la durée de l’évolution doit être notée : il faut une durée minimale d’un an pour pouvoir se prononcer sur le pronostic clinique et professionnel de fibromyalgie ou de syndrome de fatigue chronique.
C- Recommandations en matière d’arrêts en maladie ordinaire :
  • pour justifier l’arrêt de travail dans le cadre d’une fibromyalgie ou d’un syndrome de fatigue chronique, plusieurs éléments doivent être présents :
    • prise en charge médicale et pluridisciplinaire
    • certitude du diagnostic
    • caractère réellement invalidant des myalgies et/ou de la fatigue, c’est à dire incapacité physique ou psychique à l’exercice de ses fonctions
  • une étude de la biographie médicale des 6 derniers mois est indispensable : examens, consultations, arrêts, tentatives de reprise , quête de solution.
D- Recommandations en matière d’avis pour demande de congé longue maladie :
  • en l’état de la réglementation, la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique ne relèvent pas d’un CLM article premier (arrêté du 14 mars 1986). Les experts ne souhaitent pas que cette disposition soit modifiée.
  • un CLM exceptionnel (article 3, après avis du Comité Médical Supérieur) peut être attribué pour une fibromyalgie ou un syndrome de fatigue chronique.
Lorsqu’un CLM exceptionnel est demandé, il est souhaitable que le patient soit soumis à l'avis pluridisciplinaire de 3 praticiens : un médecin généraliste, un psychiatre et un rhumatologue (éventuellement remplacé par un interniste ou un neurologue). L’avis pluridisciplinaire doit avoir lieu après examen de l'agent par chacun des spécialistes afin d'établir des conclusions communes.
Pour attribution d’un CLM exceptionnel, les critères suivants doivent être présents :
  • tableau clinique invalidant avec retentissement socio-professionnel et privé (physique et/ou psychique)
  • certitude diagnostique avec évaluation clinique et paraclinique suffisante
  • tableau clinique évoluant depuis au moins 1 an.
Il est également utile que les critères suivants soient présents :
  • absence d’antécédent marqué par des arrêts intempestifs et répétés
  • prise en charge pluridisciplinaire avec soins en cours
E- Recommandations en matière d’avis pour demande de congé de longue durée (CLD) :
Fibromyalgie et syndrome de fatigue chronique, avec ou sans syndrome dépressif sans critère de gravité, ne sont pas considérés comme des affections psychiatriques graves : une prise en charge de ces maladies en CLD n’est pas justifiée, sauf s’il existe une pathologie psychiatrique grave associée.
F- Recommandations en matière d’avis d’imputabilité au service ou à la vaccination :
en l’état actuel des connaissances médicales, la Fibromyalgie ou le Syndrome de fatigue Chronique ne peuvent être reconnus imputables ni à un accident de service, ni à une vaccination (même s’il existe des lésions histologiques de myofasciite à macrophages).
G- Recommandations en matière d’avis de prolongation ou de reprise :
GA- si l’agent demande une prolongation :
  • lorsque l’agent demande une prolongation de son arrêt, il est très important de lui expliquer que la poursuite de l’arrêt ne l’améliorera pas ou plutôt que la reprise du travail contribuera à son amélioration. Ensuite, il convient de lui proposer une reprise sur poste aménagé (en tenant compte de ses souhaits).
  • il n’est pas souhaitable d’un point de vue psychologique de proposer une reprise sans condition.
GB- si l’agent demande une reprise :
  • lorsque l’agent demande une reprise, il faut évaluer les capacités effectives de l’agent à tenir son poste, suivre son souhait le plus souvent possible en proposant éventuellement un poste aménagé, et parfois refuser la reprise.
  • un travail en équipe avec le médecin du travail est utile voire très important pour donner un avis de reprise.
GC- avis visant à un aménagement de poste ou un reclassement :
  • lors d’un aménagement de poste ou d’un reclassement, il convient de prendre l’avis du médecin du travail : le médecin agréé ne peut que le proposer, mais c’est l’avis du médecin du travail qui prime.
  • il peut être utile de proposer des aménagements d’horaire et de poste : il est très important d’éviter les efforts physiques intenses, et utile d’éviter la station debout prolongée.
  • il est utile de suivre les souhaits de l’agent afin d’obtenir son adhésion au projet
H- Recommandations pour les dossiers d’inaptitude définitive :
  • on peut prononcer une inaptitude définitive pour une fibromyalgie ou un SFC.
    • pour cela, les critères les plus pertinents sont :
      • la sévérité des symptômes
      • la durée d’évolution (au moins un an d'arrêt de travail)
      • l’échec d’un ou plusieurs essais de reprise
      • la pénibilité physique du poste
      • l’âge avancé de l’agent
    • l’absence de poste aménagé est également un critère pertinent.
    • le souhait de l’agent n’est pas un critère pertinent
  • il est souhaitable de soumettre les dossiers d’invalidité à l’avis pluridisciplinaire de trois praticiens : un médecin généraliste, un psychiatre et un rhumatologue (éventuellement remplacé par un interniste ou un neurologue), si cela n’a pas déjà été fait dans le cadre d’un CLM art. 3. L’avis pluridisciplinaire doit avoir lieu après examen de l’agent par chacun des spécialistes, afin d’établir des conclusions communes.
  • L’introduction de la fibromyalgie et du SFC en tant que tels dans le barème des Pensions Civiles et Militaires n’est pas souhaitée.
  • Il est recommandé de chiffrer l’invalidité d’une fibromyalgie en référence à un syndrome somatoforme. Celui-ci n’étant pas chiffré dans le barème, le taux doit être fixé par analogie au paragraphe V-V-4 du barème des Pensions Civiles et Militaires (manifestations de conversion, troubles hystériques 0-40 %). Le taux peut varier de 10 à 30 %.
  • Il est recommandé de chiffrer l’invalidité d’une SFC en référence à un syndrome somatoforme. Celui-ci n’étant pas chiffré dans le barème, le taux doit être fixé par analogie au paragraphe V-IV-1 du Barème des Pensions Civiles et Militaires (Névrose à composante dépressive 10-30 %. Le taux peut varier de 10 à 30 %.





Les 3èmes Journées de la Médecine Agréée

Fibromyalgie et syndrome de fatigue chronique

Questionnaire sur l'impact de la fibromyalgie et de la fatigue sur votre vie
Entourez le chiffre qui correspond le mieux à votre état au cours de la semaine dernière.
Si vous ne faites pas habituellement une de ces activité sautez la question.
Toujours souvent parfois jamais
Étiez vous capable
de faire des courses ? 0 1 2 3
de faire une lessive avec une machine à laver ? 0 1 2 3
de préparer les repas ? 0 1 2 3
de laver la vaisselle à la main ? 0 1 2 3
de passer l'aspirateur sur un tapis ? 0 1 2 3
de faire un lit ? 0 1 2 3
de marcher plusieurs centaines de mètres ? 0 1 2 3
de rendre visite à des amis ou des parents ? 0 1 2 3
de faire du jardinage ? 0 1 2 3
de conduire une voiture ? 0 1 2 3
de monter des escaliers ? 0 1 2 3
Au cours de la dernière semaine combien de jours vous êtes vous senti bien ?
0 1 2 3 4 5 6 7
Au cours de la dernière semaine combien de jours n'avez vous pas pu faire votre travail, incluant votre travail ménager, à cause de votre maladie ?
0 1 2 3 4 5 6 7
Au cours de la dernière semaine, combien de jours avez- vous fait la sieste ?
0 1 2 3 4 5 6 7

Pour les questions suivantes, marquez d'une croix la case qui indique le mieux comment vous vous êtes sentis globalement au cours de la semaine dernière
Quand vous travaillez, la douleur ou les autres symptômes de votre maladie interfèrent-ils avec vos capacités de travail (incluant votre travail ménager) ?
Pas de problème au travail !---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! --- ! Grande difficulté au travail
Comment sont vos douleurs ?
pas de douleurs !---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! --- ! douleurs atroces
Comment vous sentez vous fatigué ?
pas fatigué !---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! --- ! très fatigué
Comment vous sentez vous le matin quand vous vous levez ?
éveillé bien reposé !---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! --- ! éveillé très fatigué
Comment sont vos raideurs le matin ?
pas de raideur !---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! --- ! raideur extrême
Vous sentez vous nerveux ou anxieux ?
pas anxieux !---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! --- ! Très anxieux
Vous sentez vous déprimé ?
pas déprimé !---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! --- ! très déprimé
Vous sentez vous inquiet de votre état de santé ?
pas du tout !---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! ---! --- ! Extrêmement
Comment qualifieriez vous votre sommeil ?
de mauvaise qualité !--- !--- !--- !--- !--- !--- !--- !--- !--- !--- ! de bonne qualité
de courte durée !--- !--- !--- !--- !--- !--- !--- !--- !--- !--- ! de durée normale
Références
  • BURCKHARDT C.S., CLARK S.R., BENNETT R.M. Fibromyalgia Impact Questionnaire (FIQ) Scoring (1991)
  • traduit et adapté par Grégoire COZON – immunologie – Centre Hospitalier Lyon-Sud , et le comité de pilotage de l’ANMA.
 

Envoyez un courrier électronique au Dr Pierre Wolf pour toute question ou remarque concernant ce site Web.
Page mise à jour le 19/04/2009